L'actuel meilleur buteur espagnol à Allemagne 2006 a partagé en exclusivité avec FIFAworldcup.com son expérience et ses rêves. Après une saison en dents de scie au cours de laquelle Fernando Torres s'est vu successivement ovationné et contesté, l'Allemagne a pris des allures de terre promise pour le jeune attaquant espagnol.
Contre l'Ukraine, El Niño a entamé la compétition par une magnifique prestation et un joli but. L'heure est ensuite venue pour lui de montrer de quel bois il se chauffait et de retrousser ses manches pour contribuer à la remontée de l'Espagne contre la Tunisie. Avec succès, puisque son doublé a permis d'arrondir le score après l'égalisation du capitaine, Raúl. Lors du dernier rendez-vous du Groupe H, une simple formalité, Torres s'est reposé sur le banc pendant toute la première période, avant de fouler la pelouse. Son entrée a fait la joie des innombrables supporters espagnols rassemblés à Kaiserslautern, comme l'a prouvé l'ovation exceptionnelle qu'ils lui ont réservée.
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Après une saison difficile à l'Atlético de Madrid, le jeune attaquant a retrouvé le sourire et savoure chaque minute de sa première aventure mondialiste. Le meilleur buteur de la Furia Roja à Allemagne 2006 a partagé en exclusivité avec FIFAworldcup.com son expérience et ses rêves.
Que pensez-vous des performances de la sélection dans cette phase de groupes ?
Nous avons atteint nos objectifs, c'est le plus important. Nous avons pris les neuf points possibles et l'équipe a très bien joué lors des deux premiers matches. Le dernier, contre l'Arabie Saoudite, était une pure formalité, mais nous l'avons remporté. C'est ce que nous voulions.
Et qu'en est-il de vos performances personnelles ?
Je suis très heureux de mes buts, des succès de l'équipe et d'avoir disputé les trois matches. J'espérais de belles choses, je souhaitais que tout se passe bien. Or, jusqu'à maintenant, tout se passe encore mieux que prévu.
Avez-vous déjà songé à la possibilité de devenir le meilleur buteur de la compétition ?
Pour être le meilleur buteur de la compétition, il faut aller loin et jouer le plus de matches possibles, évidemment. Donc ça ne me dérangerait pas de bien figurer au classement des buteurs, parce que ça voudrait dire que l'Espagne a une chance de devenir championne. Espérons que ces deux choses vont se réaliser.
Quelles sont vos impressions pour votre première expérience mondialiste ?
Je suis heureux que tout se passe très bien pour moi, même mieux que je l'espérais. Je veux savourer cette Coupe du Monde et on espère tous que l'aventure ne s'arrêtera pas là.
Que pensez-vous de votre adversaire des huitièmes de finale ?
La France est une équipe qui compte de très bons footballeurs mais qui ne joue pas très bien en ce moment. Cela dit, c'est une sélection que j'aurais préféré éviter parce qu'elle est capable de plier un match à tout moment.
Quel système vous convient le mieux ? Un 4-3-3 avec David Villa et Luis García ? Ou plutôt avec des joueurs de couloir comme Joaquín et Reyes ?
Jouer tout court (rires)... Le reste a peu d'importance. Que ce soit dans un système ou dans l'autre, on est capables de bien jouer. Le système dans lequel on évoluera dépendra des matches et des résultats. C'est à l'entraîneur de décider. L'essentiel, c'est que toute l'équipe s'applique pour atteindre un objectif commun.
Arrivée en Allemagne presque dans l'anonymat, l'équipe d'Espagne ne cesse de recevoir des éloges. Comment le groupe vit-il cette situation ?
On savait ce que l'on pouvait faire et ce dont on était capables. Mais on ne l'a peut-être pas encore montré... Ce rôle de figurant nous convenait parfaitement parce qu'il nous épargnait la pression. On en était donc très contents. Peut-être que le public et que les observateurs ont une image légèrement différente depuis les deux premiers matches mais, pour nous, rien n'a changé. Les favoris sont les équipes qui ont déjà gagné des Coupes du Monde et qui ont une plus grande renommée. L'Espagne n'est pas favorite.
Le public vous acclame à chaque fois que vous entrez sur le terrain. Comment le vivez-vous ?
En fait, quand on joue depuis longtemps en sélection, on a vraiment envie de vivre quelque chose comme ça, que les supporters désirent nous voir jouer. Quand on entre sur le terrain et qu'on reçoit l'accueil auquel j'ai eu droit contre l'Arabie Saoudite, on est très ému. C'est toute une nation, les supporters de tous les clubs d'un pays qui expriment leur soutien. J'espère juste répondre à leurs attentes en inscrivant plus de buts.
L'Espagne parviendra-t-elle à passer la barrière psychologique des quarts de finale cette fois ?
Il faut déjà jouer les huitièmes. Si on continue sur notre lancée, on n'aura pas à se préoccuper de cette barrière.